coups de gueule contre la violence éducative ordinaire et pistes pour une parentalité positive

Cela fait un moment que je n'ai pas posté mais hier, après une conversation anodine nous avons abordé le sujet de l'éducation avec une personne qui m'était jusqu'alors très proche. J'ai été choqué par ses propos que je vais relater ici et remettre les choses à leur place. 

Jusqu'à présent, nous n'avions jamais abordé le sujet en profndeur : l'éducation.

Je la sentais connectée aux besoins de son enfant : allaitement à la demande, ne laissait pas pleurer son enfant, l'aidait à s'endormir...

mais maintenant il a  2 ans . Tu sais le début de la période un peu critique où nos enfants deviennent des être à part entière de nous, ils s'affirment, prennent des positions, s'opposent, bref ils se contruisent. Si tu as oubliés, j'avais écris un article à ce sujet :  La crise des 2 ans ou comment mettre la patience et l'éducation non violente à rude épreuve

Hier, nous avons évoqué les punitions, les sanctions et les fessées. Chez la famille des lapins verts, on se veut parentalité positive donc autant te dire ce qui est précité, n'existent pas chez nous. Il y a des règles chez nous, et lorsque cela n'est pas respecté, on explique, on explique puis on passe à l'action mais on essaie toujours, si possible de le faire respectueusement. Je suis assez ouverte dans l'ensemble, j'aime échanger et les personnes que je rencontre sont en général intéressées par les pistes qui permettent d'améliorer le quotidien, d'aider les enfants à coopérer. J'ai cette passion d'essayé de partager les outils que je connais, parce que je pense que des enfants et des parents épanouis, cela est notre avenir. Oui je suis un bisounours tout en étant consciente des difficultés que cela est d'être parent.

J'en entends des choses, en général il en faut beaucoup pour être choquée mais hier, pr la première fois, en parlant d'éducation, j'ai demandé à la personne de stopper la conversation, je ne pouvais en entendre plus, tout était contraire à ce que je suis, ce que nous sommes, et ce que nous voulons pour nos enfants.

J'avais juste mal, j'étais choquée et j'ai répondu parce que là cela dépassait mon seuil de tolérance et j'avais juste envie de prendre ce petit et partir...

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Je vous fais un résumé de ce que j'ai entendu :

- quand il ne veut pas s'habiller ou faire ce que je demande, je le met au coin puis je lui met des fessées.

- Il est arrivé qu'il en ait 3 ds la soirée...

- un enfant n'a pas à dire non, il doit obéir. Je lui met des fessées pour qu'il soit vexé.

- il doit avoir peur naturellement de son parent, pour faire ce qu'on lui demande.

- Il y a une question de pouvoir, l'adulte doit avoir le pouvoir sur son enfant.

- L'enfant n'est pas à égalité avec l'adulte, il a un devoir d'obéissance. Il faut qu'il sache qui décide.

- Je pense que les fessées sont nécessaires pour apprendre à obéir. Il faut mettre une limite.

- qu'il l'a regarde en faisant ses bêtises, pour la provoquer...

et cet enfant a        2 ans.......

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Voilà pour résumer,ce que j'ai entendu.

Cela va à l'encontre de tout ce que je pense et ce que je partage avec les parents que j'accompagne.

Je lui ai demandé si cela ne l'a dérangeait pas de lui faire mal en le vexant. Que son estime de lui allait en prendre clairement un coup.

Comment allait-elle expliquée que cela est interdit de taper à l'école par exemple. Elle m'a expliqué qu'elle lui dirait qu'elle le tape pour le punir...

Je lui ai dis clairement que chez nous, les enfants n'obéissent pas mais ils coopérent, qu'on n'attaque pas leur personnalité, ni leur intégrité physique. Que cela demande de la patience, certes mais que nous ésperons qu'ils apprendront à être autonome par intêret et non pas par contrainte. Que nous osuhaitons que nos enfants aient confiance en nous, et qu'ils n'aient pas de la crainte.

Je lui ai dis que j'étais choquée d'entendre qu'elle pensait que la fessée était éducative, en la renvoyant au fait que si elle l'était alors elle n'aurait plus besoin d'en donner.

Je l'ai rendu attentive au fait qu'elle allait lui apprendre à obéir par peur et non pas coopérer en comprenant le sens de son comportement.

Je peux comprendre qu'il y ait des dérapages, quand le parent est fatigué, qu'il mette une fessée ou une tape par colère mais là,non c'est dans un soucis d'éducation, c'est pour son bien.

J'ai fini par lui dire que son enfant n'était pas un chien. et je lui ai dis que l'on ne les faisait pas obéir comme cela.

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Aujourd'hui,je ressens de la colère, de la tristesse alors j'aimerais juste lui répondre (encore) même si elle ne lira pas que :

- à 2 ans,on se contruit, on teste, on expériment, on découvre

- on a besoin de règles mais ni d'être blessé psychiquement, ni d'être blessé physiquement.

- que les enfants ne manipulent pas, ils n'en ont pas la capacité intellectuelle à cet âge là.

- qu'on peut leur proposer des choix plutot que d'imposer

- qu'éduquer cela est répéter et que cela est notre rôle de parent.

- qu'il est tout à fait normal que les enfants n'intégrent pas les règles à cet âge.

- que cela ne sert à rien de dire non à tout, sous prétexte d'assoir un pouvoir mais surtout de générer constamment des situations de frustrations et de conflits.

- garder les non, stop pour les choses essentielles (par ex : respect et sécurité)

- aménager l'espace afin de ne pas créer trop de tentations pouvant conduire à des situations de crises (ne laisser pas votre téléphone sur la table basse en demandant 100 fois à votre enfant de ne pas y toucher sous prétexte qu'il doit apprendre le non... il aura beaucoup d'autres occasions d'apprendre)

 

 

La période la plus agressive de lʼenfance se situe entre 18 et 36 mois. Cʼest la période pendant laquelle lʼenfant cherche à sʼaffirmer, en sʼopposant (principalement à ses parents) et en développant son autonomie (cʼest moi qui fais tout seul !). Cʼest la fameuse période du « terrible two », mais cʼest aussi une période dʼintense exploration du monde, quʼil fait avec encore un très mauvais contrôle «sensori-moteur» et encore très peu de motricité fine ! Cʼest enfin une période ou il a envie dʼénormément de choses... mais ou il subit essentiellement des restrictions, des interdits et des frustrations.

Il faut savoir que, même si elle est souvent interprétée comme telle, son agressivité nʼest pas intentionnelle : elle sʼexplique par sa maladresse sociale, son immaturité neurologique (son cerveau est en pleine construction) et à lʼabsence du langage. Elle peut aussi être une réaction de lʼenfant soumis à une situation trop stressante (disputes des parents, décès, déménagement, etc.). 

Le langage est lʼoutil essentiel pour lʼautorégulation émotionnelle (qui ne débute quʼautour de 18 mois) et le développement de relations sociales apaisées. Cʼest pourquoi, mettre des mots sur les émotions que ressent le petit enfant, lʼaidera énormément à canaliser son agressivité, en attendant quʼil puisse, de lui même, lʼexprimer autrement que physiquement. Punir lʼenfant ou le mettre à lʼécart risquerait de renforcer son agressivité !

http://www.parentalite-bienveillante.com/

 

 

Je crois que cet article résumé bien ce qu'est la violence éducative ordinaire : croire qu'en mettant des limites physiques, cela est pour le bien des enfants.  

Vous retrouverez de nombreuses astuces par ici :  La boîte à astuces: où comment éviter certaines crises

  Le magazine PEPS nous a offert cette affiche avec notre magazine de cemois-ci.


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affiche dispo ici  

Nathy 27/01/2015 11:50


Je suis en plein dans la phase dite "des colères" de l'enfant de 2 ans, je ne sais pas toujours, avec mon mari, comment réagir face à des colères très violentes (doudou se jette par terre, se
tape la tête contre le sol etc) alors parfois on arrive a faire passer toute cette frustration en lui parlant etc mais parfois non... je perd assez vite ma patience en ce moment car je suis
fatiguée, te lire m'a fait du bien et m'a fait prendre conscience de certaines choses... je vais dès aujourd'hui changer certaines choses et être plus à l'écoute lors de colère et essayer de
comprendre pourquoi il se met dans des états comme ça

je suis anti fessée aussi car pour moi la violence engendre la violence, il veut nous taper parfois quand il est frustré mais dès que je le vois lever la main je lui dit stop il est interdit de
taper maman, papa ou grand frère, et comme il a été au coin pour ça 1 fois (2 min à tout casser lol) du coup il frappe son nounours je lui ai dit oui nounours tu peux le taper lui 


enfin bref c'est pas toujours facile d'être parent et trouver des astuces ou voir comment d'autres parents agissent lors des mêmes situations ça permet de tester leur façon de faire et de se dire
mais pourquoi je n'y ai pas pensé avant lol 


Sinon je suis choquée aussi par ce que ton amie à dit on dirait qu'elle éduque un animal 

Kiara 20/06/2013 12:28


Je partage parfaitement ton avis! Je n'ai donc rien à ajouter. Je mets ton lien sous mon billet. Merci.

fanfreluche 25/04/2013 18:47


ca m'a foutu des vertiges...


 


Surtout cette notion de pouvoir de l'adulte sur l'enfant (du fort sur le faible, alors?) et de soumission, d'autorité par la peur.


 


J'vais mettre de l'eau fraiche sur les tempes.

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