L'art d'être un parent imparfait

  • lafamilledeslapinsverts

J’avais envie d’écrire un petit peu sur le sujet de la parentalité positive et en particulier des émotions.

Il y a un dicton qui dit « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants. «. Je voudrais dire qu’il est aussi important d’avoir des principes avant d’avoir des enfants et de continuer à en avoir. Qu’est ce j’appelle principes ? Pour moi, ce sont des choses qui nous paraissent importantes comme des valeurs plutôt que l’on souhaite transmettre, un fils conducteur de l’éducation que l’on souhaite apporter à ses enfants.

L’essentiel, étant de se poser certaines questions : comment j’ai envie d’accompagner mes enfants ? Quelles valeurs j’ai envie de le transmettre et quelles sont les choses qui sont importantes pour moi, pour nous, pour notre famille ? Ce qu’il est important qu’ils retiennent du temps passés ensemble ?

La parentalité positive a de ce fait certaines valeurs qui lui sont  propres et auxquelles on essaie de tendre quotidiennement : le respect et l’écoute en priorité. N’oublions pas qu’il s’agit d’un idéal. Nous ne sommes pas le Dalaï Lama, et d’ailleurs ce dernier n’a pas d’enfants ;-))

Néanmoins, je trouve que parfois, on met la barre haute, bien trop haute et on oublie qu’être parents c’est avant tout être humain et un humain a des émotions, positives et négatives qui lui permettent de se construire. Pour apprivoiser les émotions, les enfants ont besoin aussi d’expérimenter les nôtres, de voir et d’approprier que quand les comportements ne sont pas adaptés, on peut revenir dessus, reprendre, rediscuter.

Par exemple, il y a des défis comme j’arrête de râler, j’arrête de crier, qui  sont en général des ouvrages partageant une mine d’or d’outils pour réussir à s’apaiser mais ARRETER de  râler, cela ne me parait pas approprié. Cela voudrait dire que nous devons être  dans le contrôle permanent de nos émotions.

La parentalité positive ce n’est pas une parentalité lisse, dénuée d’émotions négatives, c’est avant tout des parents qui ont le désir et essaient de tendre vers une relation respectueuse, en favorisant l’estime de soi de leur enfant et en le considérant d’égal à égal, mais c’est aussi des parents qui ressentent, qui vivent et partagent des émotions.

Quand on se projette dans une parentalité respectueuse, on lit, on parcourt les forums, on échange avec d’autres parents, on participe à des ateliers et on rentre à la maison MAIS cela ne se passe parfois pan comme dans les livres, ni comme dans les ateliers certains jours… La parentalité positive cela demande de la disponibilité tant psychique que physique et parfois on fait ce que l’on peut et non pas ce que l’on veut.

Etre parent, c’est aussi faire avec les valeurs que l’on nous a transmis, la colère et la joie que l’on nous a transmis, les valeurs que l’on veut transmettre et également tous les états émotionnels que la vie nous fait traverser.

Il arrive que nous nous fâchions, bien trop fort, que nous crions, bien trop fort et que nous culpabilisions. Ce qu’il ma parait important c’est que les moments où nous ne sommes pas en accord avec nos valeurs, que notre comportement n’est pas à la hauteur de ce que nous aurions aimé être,  nous avons le pouvoir d’en reparler avec nos enfants et notre conjoint. Nous permettons ainsi à nos enfants de faire l’expérience de l’erreur puis de la réparation.

Nous avons la possibilité de mettre des mots sur nos comportements, nos paroles ou nos actes qui ont dépassé nos pensées.

La parentalité positive ce n’est pas être parfait, ce n’est pas passer des journées entières avec ses enfants sans crier en étant disponibles 100 %, c’est aussi accepter nos failles, nos points faibles pour que nos enfants puissent accepter les leurs. Personne, hormis la société, ne nous demande d’être parfaits. Il est même important d’être imparfaits

Il ne faut pas oublier que les enfants ont beaucoup de capacité et de compétences pour rebondir et que nous aurons encore beaucoup de possibilités de nous essayer aux différents outils de parentalité positive.

 

Je terminerai avec une citation de Haim GINOTT, Psychologue américain d'origine israélienne quand il parle des habiletés de communication efficace.

«  C'est comme apprendre une nouvelle langue, mais nous parents nous la parlerons toujours avec un accent car ça n'est pas notre langue maternelle. Mais nous espérons que pour nos enfants ce sera une langue maternelle."

 

 Cloud 4-copie-1

cecile 25/02/2016 22:24

bonsoir,
je découvre votre blog par hasard ou pas?
Très affectée par la dégradation de notre quotidien avec ma fille, 28 mois, je cherchais du réconfort.
Difficile qu'en on est seul.A la lecture de vos mots, je me sens un peu apaisée et renforcée dans mes choix.Je sais que cette crise est un passage normal de sa construction mais, néanmoins, je me suis épuisée et parfois démunie lorsque toutes tentatives restent vaines.Petite fille aux besoins intenses, là est toute l’ambiguïté.
j'ai apprécié cette lecture claire et bienveillante à l'égard du parent.
merci

lafamilledeslapinsverts 24/12/2016 18:10

Bonsoir, oui cécile, être parent c'est parfois tellement difficile ! il est toujours bien de s'entourer de personnes ayant ce regard bienveillant tant sur le parent que sur l'enfant ♥
Je n’écris plus à cette adresse et vous invite à me suivre soit sur facebook,
Soit sur mon site http://www.magali-vonarbourg.com
En vous inscrivant à la newsletter, vous recevrez mensuellement des astuces ;-)
Bonne route sur la bienveillance

Sylvie Hippolyte 25/02/2016 23:53

Bonsoir Cécile,
Ne restez pas seule face à vos difficultés, votre souffrance ne ferait que grandir. Des professionnels peuvent vous aider à résoudre vos problèmes. Ne pourriez-vous pas fréquenter un centre de PMI puisque votre fille n'a que 28 mois ? La plupart se situent dans les centres médico-sociaux, où une équipe médicale, psychologique, sociale, se tient à la disposition des parents de jeunes enfants. Les consultations sont gratuites. Vous y rencontreriez d'autres parents.
Et en cas de crise, en composant le numéro de téléphone 119 un écoutant professionnel de l'enfance peut également vous aider à gérer un passage difficile et vous soutenir de ses conseils.
En découvrant des sites par hasard ???, en écrivant votre commentaire, vous faites un premier pas vers la sérénité.
Courage et bonne chance dans votre rôle de maman !

Sylvie Hippolyte 29/06/2015 13:54

Dans notre « monde si peu ordinaire » j’ai eu deux petits lapins verts qui ont depuis quelques années déjà quitté le terrier familial et m’ont donné jusqu’à présent trois lapereaux adorables.
Je n’ai pas connu la parentalité positive. Quand j’étais enfant, elle avait pour nom “la violence ordinaireˮ. On dit souvent, peut-être à tort, mais c’est surtout décourageant pour les victimes de maltraitances : enfant maltraité = parent maltraitant, je n’ai pas reproduit le schéma de la maltraitance sur mes petits lapins verts. Jamais je n’ai levé la main sur eux, jamais je ne les ai humiliés. Bien que n’ayant pas eu de modèle parental de bientraitance, je savais comment je les accompagnerai jusqu’à ce qu’ils prennent leur élan vers un autre terrier. Quand j’ai réalisé que la maltraitance exercée par ma mère était anormale et orientée vers la manipulation dans le but de détruire mon père, j’ai acquis progressivement des principes éducatifs clairs : les élever en douceur, discuter avec eux, expliquer, entendre leur point de vue, accepter qu’ils voient les choses différemment, peser le pour et le contre, reconnaître mes erreurs…
Pendant mes dix années de maltraitance, je devais montrer un profil lisse, mes émotions positives étaient refoulées, j’en ai développé d’autres moins sympathiques, sources d’insatisfaction. L’important pour moi a été de bien les connaître et de rectifier le tir pour m’orienter correctement dans mon rôle de maman.
La maltraitance atteint l’équilibre du maltraité, un rien suffit à le rompre. Mes petits lapins verts se sont montrés indulgents pour les dérapages de leur maman imparfaite.
Sylvie Hippolyte, auteur du livre Les jeudis muets Moi, Fina, enfant du divorce.

lafamilledeslapinsverts 24/12/2016 18:13

merci Sylvie pour votre témoignage ♥♥. Quel chemin parcouru ! merci pour votre commentaire
je vais découvrir votre livre !

Marcus D 07/04/2015 16:41

Je te félicite pour cet article qui est très enrichissant. C’est important pour un parent d’avoir des principes, car il est un exemple que l’enfant va suivre.

Mamá Chronique 31/12/2014 08:42


Merci pour ce billet. Accompagnons nos enfants avec bienveillance.  Faisons qu'ils deviennent des adultes avec de l'empathie mais aussi forts de leur valeur.


Je te souhaite une belle année 2015 avec toujours autant D'amour


Bises 

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